Reconnaître et protéger les mobilités climatiques en Afrique : vers une résilience fondée sur les droits et les pratiques locales

Par Gabriel Ajabu Mastaki, Dieumerci Aganze Lubago
Français

Les mobilités climatiques en Afrique s’intensifient sous l’effet des perturbations environnementales, révélant la vulnérabilité croissante des communautés et l’inadaptation des cadres juridiques existants. Ni le droit international des réfugiés ni les instruments régionaux ne saisissent pleinement ces déplacements, ce qui laisse persister un vide normatif, souvent aggravé par des risques politiques. Pourtant, les pratiques locales en matière de mobilités saisonnières, d’ajustements fonciers coutumiers et d’agroécologie témoignent d’une capacité d’adaptation largement ignorée par les politiques publiques. Cet article analyse les tensions entre invisibilité juridique et dynamiques communautaires, en mobilisant le droit africain des droits humains, la Convention de Kampala et les évolutions jurisprudentielles récentes, ainsi que des études de terrain menées en RDC, en Ouganda et au Burundi. Il met en lumière la nécessité d’intégrer ces stratégies dans des dispositifs de gouvernance et de financement adaptés, afin de transformer la mobilité en levier de résilience et non en facteur d’exclusion.

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