Reboisement classique versus régénération assistée : efficacité comparée de deux méthodes de restauration des mangroves à Sainte-Marie, Madagascar

Par Linda Didy, Agathe Theresa Zafiarisoa, Polinah Razanajaza
Français

Cette étude compare deux méthodes de restauration des mangroves à Sainte-Marie, Madagascar : le reboisement classique et la régénération assistée. Après 10 mois de suivi écologique, commencé trois mois après la plantation, la régénération assistée présente un taux de survie significativement supérieur à 85 % contre 72 % pour le reboisement classique, avec une performance particulièrement marquée pour Ceriops tagal. Les conditions édaphiques et hydrologiques optimisées expliquent cette différence. L’analyse des paramètres environnementaux souligne l’importance de la salinité contrôlée (15-20 ‰) et des sols vaseux. L’implication communautaire s’avère déterminante pour la pérennité des interventions. Ces résultats, associés à un coût 50 % inférieur pour la régénération assistée, offrent des perspectives prometteuses pour la restauration durable des mangroves face au changement climatique. Pourtant, cette durée est jugée assez courte pour suivre des parcelles qui font l’objet d’une restauration. Bien qu’elle soit instructive, elle reste insuffisante pour évaluer la trajectoire écologique complète de la restauration. Les mangroves peuvent nécessiter cinq à 10 ans pour atteindre une stabilité écologique. Des événements comme les cyclones, qui sont fréquents dans la région, pourraient significativement modifier les tendances observées.

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