La résilience face au dérèglement climatique, une introduction

Par Pierre Jacquemot, Etotépé A. Sogbohossou
Français

L’Afrique se réchauffe plus rapidement que le reste du monde, avec une augmentation de plus de 0,5 °C par décennie au cours des 30 dernières années. D’ici 2035, les événements climatiques extrêmes devraient devenir le principal risque en Afrique subsaharienne, devant la perte de biodiversité et la pénurie des ressources naturelles. Les catastrophes naturelles ont multiplié par six le nombre de déplacés internes en Afrique en 15 ans, avec 7,8 millions de mouvements en 2024, principalement dus aux inondations. L’adaptation est essentielle. Des pays comme le Ghana et l’Éthiopie montrent l’exemple avec des pratiques agricoles résilientes, qui favorisent la diversité agro-écologique et l’irrigation économe. Les financements climatiques en Afrique sont insuffisants, avec un besoin estimé à 1 600 milliards de dollars d’ici 2035. La transition vers une économie verte inclusive nécessite des compétences écologiques et une attention particulière à l’égalité des genres dans les investissements climatiques. Des initiatives locales, souvent menées par des citoyens, montrent des résultats concrets pour réduire les dépenses énergétiques et promouvoir des modes de consommation durables. Le changement climatique offre à la fois des menaces et des opportunités pour l’Afrique, qui peut tirer parti de technologies vertes pour un développement durable. La voie à suivre combine savoir traditionnel, innovation et mobilisation des ressources pour garantir un avenir durable et pacifique pour le continent.

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