Les Constitutions et les paradoxes de la démocratie électorale : ou quelques leçons tirées des élections récentes au Gabon, au Cameroun et en Côte d’Ivoire

Par Bonaventure Mvé Ondo
Français

Les élections présidentielles récentes au Gabon, au Cameroun et en Côte d’Ivoire ont révélé encore une fois la crise structurelle des régimes constitutionnels postcoloniaux. En effet, derrière les apparences du pluralisme et du suffrage universel, ces systèmes semblent perpétuer une forme de domination symbolique et administrative qui sape la confiance politique et vide la démocratie de son contenu émancipateur. L’analyse montre que les constitutions, loin d’être des instruments de limitation du pouvoir, servent souvent de miroirs déformants légitimant des régimes de captation du pouvoir. À partir d’une approche critique mêlant droit constitutionnel, anthropologie politique et philosophie, cet article propose de repenser la démocratie à partir de la réalité africaine contemporaine — celle des appartenances plurielles, de la mémoire longue et des cultures du consensus.

  • constitutionnalisme africain
  • démocratie électorale
  • postcolonialisme politique
  • crise de légitimité
  • domination symbolique
  • refondation démocratique
  • pensée extravertie
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